……….LE CLOU SOUFFRE AUTANT QUE LE TROU*……..
( peinture numérique, taille originale, 3100 x 3100 pixels)

Fragment

« Je travaille dans un état de passion et d’emportement. Quand je commence une toile, j’obéis à une impulsion physique… je commence mes tableaux sous l’effet d’un choc que je ressens et qui me fait échapper à la réalité. La cause de ce choc peut être un petit fil qui se détache de la toile, une goutte d’eau qui tombe, cette empreinte que laisse mon doigt sur la surface brillante de cette table. De toute façon, il me faut un point de départ, ne serait-ce qu’un grain de poussière ou un éclat de lumière. Cette forme procrée une série de choses, une chose faisant naître une autre chose ». Joan MIRO
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* Proverbe hollandais
TÉMOIGNAGES
Je suis ravi de reprendre deux textes écrits récemment sur les pages de discussion de Wikipedia, le premier par Nizar MOUAKHAR, plasticien et enseignant-chercheur en Arts Plastiques et Sciences de l’Art à l’Université de Provence (Aix-Marseille I) et le deuxième, par Wissam EL ABED, doctorant en arts plastiques et sciences de l’art, Paris I, Panthéon Sorbonne :
“…Noureddine EL HANI a travaillé et continue à le faire de manière assidue sur de nombreux corpus, avec toutefois une prédilection pour l’univers des signes et les structures modulaires. Ce qui demeure patent dans son travail, c’est sans conteste une maîtrise avérée de la composition, une sensibilité chromatique subtile - j’insiste -, des « incontinences graphiques » - pour parler comme un Henri Michaux - princeps, etc. Pour ce faire, il n’a pas hésité à tirer profit des potentialités relatives aux nouvelles technologies de la communication (le Web), et ce via les tous derniers supports visuels (l’imagerie numérique). Je suis convaincu qu’il a pu frayer ainsi, une des voies lui permettant justement d’apporter des réponses - plastiques, bien entendu - à des préoccupations situées au cœur du grand débat contemporain sur l’art : peindre sans peinture et ipso facto sans pigments, pinceaux, etc.
On est, du coup, loin, très loin même des stéréotypes stériles de la peinture de chevalet déclarée pratique éculée. Ce qui, dans la démarche de ce peintre éminent - osons ce vocable -, frappait d’emblée, c’est sa volonté de soumettre son travail à l’expertise des uns et des autres, et ce pour le plus grand plaisir des internautes. Pour entériner ce choix, je rapporte avec profit une citation signée le célébrissime Nam Jane Paik. Ce dernier écrit ceci : « L’artiste qui voudra faire des toiles en l’an 2000 devra leur donner une forme qui les rende transportables… L’artiste doit penser à l’avenir … ».
Défi relevé…” Nizar MOUAKHAR
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« Le fait de «peindre» avec l’outil informatique et de parvenir à un résultat aussi proche que différent de ce que permet des médiums classiques, libère l’acte de peindre des limites de la technique dite de peinture qui lui sont imposées.
Peindre engloberait toute tentative de laisser trace, que ce soit par l’empreinte du tatouage, par la trace du pigment ou même par la manipulation de la souris. L’acte de peindre échappe aux restrictions de la toile et du châssis et puise de tous les moyens susceptibles de permettre la trace.
C’est dans ce sens que je trouve la démarche de Noureddine EL HANI originale et fidèle à une sensibilité inouïe à la couleur et à tout ce qui fait palette.
La peinture chez ce chercheur infatigable dans les sentiers de la couleur et de la forme, rehausse une parenté cachée entre le pigment et le pixel, entre l’ancestral et le contemporain. Elle souligne ce qui s’avère propre à la création : la trace.
Les étourdissements amoureux de Noureddine EL HANI avec le support tangible se poursuivent comme chez les soufis dans le monde immatériel, mais aussi dans une emphase bien réussie avec une technologie qui a misé sur le virtuel. Il a le mérite avec ses peintures numériques de susciter l’un et de pénétrer l’autre.
J’ai déjà contemplé des peintures à l’acrylique de Noureddine EL HANI et je suis ébahi devant la même vigueur de la touche qui se libère du pinceau comme de la souris, sur la toile comme à l’écran ». Wissam EL ABED
Points de vue
12 septembre 2007

A quelques mètres du palmier en Y, la voie asphaltée sépare le marabout des bacs à arbustes.
Le point de vue peut effacer la distance et crée ainsi l’illusion optique !
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Deux en un ou les inséparables
12 septembre 2007

Ce palmier retient particulièrement mon attention depuis quelques années. Je l’observe régulièrement, étant donné qu’il se situe sur la très belle route de la Falaise (Monastir) que j’emprunte presque quotidiennement. J’avais souvent l’envie de le photographier. Maintenant, c’est fait; il y a à peine une heure, lors du passage d’un avion qui allait attérir quelques kms plus loin.

A CHACUN SES TOURS
De la fenêtre de mon atelier
6 septembre 2007
Je ne pouvais m’empêcher tout à l’heure, de fixer en image cette atmosphère!
Skanès, banlieue de Monastir


